mardi 7 février 2012

Deux jours à Paris

Vue sur la Seine, depuis le pont Alexandre III.

Après Angoulême et Versailles, me voici à la fin de ce voyage en France avec, cette fois, deux jours à visiter, à pied, Paris, surnommée la ville lumière! Deux jours, c'est vite passé, mais ça donne tout de même le temps de voir en personne des monuments, édifices et endroits qui nous ont, de tout temps, à travers films. romans et reportages, nous ont fait rêver, ou nous font rêver encore.

Donc, voici, pour faire plus simple cette fois par rapport aux messages précédents, un petit montage vidéo de ces deux jours à Paris qui, dans les deux cas, ont débuté à partir de Buc, puis Versailles, en RER (réseau express régional).

En rafale, vous verrez donc, en ce début de février où les touristes sont peu nombreux, quelques grands classiques de Paris: la tour Eiffel, la Place du Trocadéro. le bord de la Seine, le pont Alexandre XII qui mène aux Grand Palais et Petit Palais (avec photographies de certaines pièces exposées à l'intérieur), ces deux bâtiments étant situés avenue Winston Churchill, l'Arc de triomphe, le Jardin des Tuileries, l'Arc de triomphe du Carrousel, le Musée du Louvre et sa pyramide sous laquelle s'ouvre le point de départs à de nombreuses expositions, et, un tout petit peu plus loin, pour terminer, l'église Saint-Eustache, (eh oui!), qu'un résidant vivant à ou autour de Saint-Eustache, au Québec, se doit de voir...

Pour visionner cette vidéo qui regroupe 80 photos, CLIQUER ICI.

Prenez note que la vidéo dure un peu plus de cinq minutes, et se poursuit, c'est bon de le préciser, à la fin de la musique, car il y a musique (attention, si vous êtes au travail :) ). Il s'agit ici d'une pièce intitulée La montagne Sainte-Geneviève, de Django Reinhadrt, interprétée ici par l'accordéoniste belge Gus Viseur et son Ensemble.

Bon, pour terminer, un petit coup d'oeil sur ce coucher de soleil sur Paris et sa tour Eiffel! C'était un mercredi, et mon premier coucher de soleil qu'il m'avait été l'occasion de voir depuis le début de ce séjour en France. Comme quoi, Paris est peut-être vraiment la "ville lumière"!

vendredi 3 février 2012

Le roi et son château



Et voilà! Me voici à Versailles, une commune de France de quelque 80 000 habitants, située un peu au sud-ouest de Paris, reconnue, comme tout le monde le sait, pour son très "modeste" château.

Statue de Louis XIV, qui est monté sur le trône quelque
 mois avant son cinquième anniversaire!
Ce château, ou plutôt domaine, a abrité plusieurs rois de France, dont un certain Louis XIV ( roi de 1644 à 1715), surnommé le "Roi-Soleil", et ses successeuurs Louis XV (roi de 1715 à 1774) et Louis XVI (roi de 1774 à 1792), mort guillotiné en 1793.  Et à visiter le château, on comprend assez facilement pourquoi il y a eu Révolution française en 1789! On peut dire sans trop se tromper que ces rois étaient assez narcissiques, mégalomanes et, surtout, grands dépensiers afin de glorifier leur règne respectif.



Ici, une horloge toute modeste!
Une vue sur le château.
Ceci dit, une visite au château de Versailles demeure, bien sûr, impressionnante et éblouissante à voir pour tout ce qu'il renferme. Même début février, alors qu'il n'y a pas foule! Et même si les jardins et le parc sont pour le moins fades en cette période l'année et ce temps maussade qui persiste depuis mon arrivée en France! Voilà donc, pour votre plus grand plaisir, je l'espère, quelques-unes des nombreuses photos prises lors de cette visite au château de Versailles qui compte parmi les plus illustres monuments du patrimoine mondial.

Louis XIV, vêtu à l'antique
 Rien de moins!
Le plus vaste plafond
sur toile d'Europe.

À gauche, le salon de Vénus, entrée principale du Grand Appartement sous Louis XIV. Les soirs de réception, des buffets y étaient dressés, composés de bassins d'argent, chargés de fruits crus et de confits. À droite, une partie du plafond L'apothéose d'Hercule, qui fait tout de même quatre étages de hauteur. Pas moins de 142 personnages sont représentés sur cette immense fresque!


Lustres, glaces et autres apparats
font l'honneur de cette longue galerie.

Miroir, miroir, dis-moi
qui est ce photographe...
Et voilà, c'est quand même
quelque chose!
Ici, la galerie des Glaces, dans lequel 17 miroirs font face à 17 fenêtes donnant vue sur les jardins. Cette pièce fait 73 m de longueur, 10,5 m de largeur et 12,3 m de hauteur.




 
 
 
 
 
et la couette de la reine!
Le lit du roi...

La chambre du roi, créée pour Louis XIV en 1701. Il y mourut le 1er septembre 1715. Dans cette pièce avaient lieu les cérémonies du lever et du coucher royal. Wow! Et maintenat, la chambre de la reine, chambre officielle des reines de France. C'est depuis cette pièce que Marie-Antoinnete échappa aux émeutiers parisiens, pour se réfugier chez le roi, le 6 octobre 1789.
 
Une statue au parterre d'eau
... et une autre!
Bon mainteant, pour faire vite, nous voici à l'extérieur dans les jardins et le parc de Versailles, moins flamboyant en ce début de février. Ils ont ont été aménagés à partir de 1661 et constituent, avec leurs parterres, bosquets, statues et bassins, "le modèle par excellence du jardin régulier à la française", selon ce qui est écrit dans le dépliant.
 
 
Des jardins et un parc modestes!

Et voilà, brève je le conviens, la visite terminée du château de Versailles. Pour les jardins en fleurs, les châteaux du Trianon et le domaine de Marie-Antoinette, ce sera donc pour une prochaine fois!

Prochaine étape: Paris!
 
 
 
 
 
 

 




mardi 31 janvier 2012

Un grand bain de BD


Une séance de photos avec la mascotte
du Festival,  le Fauve.
Bon, ça y est! La 39e édition du Festival international de la bande dessinée est maintenant terminée après quatre jours d'activités de toutes sorte. Pour moi, cela a débuté le jeudi 26 janvier, en matinée, alors que je suis allé chercher, à l'hôtel de ville, mon accréditation de journaliste. Je l'ai vite constaté: elle me permettra encore plus de plonger au coeur même de l'évènement. Fait à noter, une Québécoise ayant pour nom Julie Rhéaume, qui vit en France depuis mainteant 21 ans, est l'attachée de presse du Festival...

Une dédicace personnalisée
du bédéiste Christopher!
Mes premiers pas m'ont mené à la bulle du Monde des bulles, là où étaient regroupés les principales maisons d'édition: Casterman, Fluide Glacial, Dargaud, Le Lombard, Glénat, Delcourt, Soleil et ainsi de suite. Mais pas Dupuis qui a choisi de ne pas y être en 2012 et 2013 pour des raisons économiques et parce que "dans sa sélection ou ses prix, le Festival est éloigné de la ligne éditoriale de Dupuis qui reste très grand public". C'est dommage pour les auteurs... Premiers contacts avec des attachées de presse de maisons d'édition qui, pour les plus importantes, ont leur petit salon privé attenant à leur stand d'exposition. Ainsi, chez Lombard, rencontre impromptue avec Christopher, auteur de la série Love Song, qui met en vedette quatre amis musiciens, lesquels relatent, chacun, ce qu'il vivent. Quatre albums qui  rendent aussi, par leur facture graphique, hommage aux Beatles, Rolling Stones, The Who et The Kings. Du coup (expression française), cela me vaut une belle dédicace personnalisée!

Chez Casterman, une promotion spéciale
pour la série Magasin général: un tablier.
Des BD, il y en a pour tous les goûts! Et moi qui en connaît comme même assez, disons qu'il y a beaucoup de séries et de titres dont j'ignorais tout à fait l'existence, même chez les maisons d'édition les plus connues! Selon les chiffres de l'Association des critiques et journalistes de bande dessinée, il s'est publié, en 2011, 5237 titres, 3% de plus qu'en 2010! Du nombre, 3841 sont totalement inédits, y compris 1520 nouveaux mangas (très populaires en France) et 1632 BD de format album. Difficile donc de tout connaître et de tout lire!


Déjà, jeudi matin, beaucoup de gens à attendre...
la distrubtion des tickets!
Les albums, c'est bien beau, mais ce sont surtout et avant tout les dédicaces qui font courir les foules à Angoulème. Dès jeudi matin, ils étaient déjà des centaines à faire la file pour obtenir une dédicace de leur auteur préféré. Parmi eux, des chasseurs et revendeurs de desssins originaux bien organisés qui, une fois la dédicace obtenue, les revendent à grands prix sur Internet, parfois le jour même! Le phénomène est tel et inquiétant que le Salon du livre de Paris n'acceptera d'ailleurs plus aucun sac à dos contenant des bandes dessinées, de chaises pliantes ou tabourets en ses murs, en mars prochain. Les sacs, a-t-on annoncé, devront être impérativement laissés au vestiaire.

Benoît Sokal et son aigle Kraa.
Kas et la "La fille de Panane".
Heureusement, la plupart sont de vrais fans et les auteurs continuent toujours de dédicacer leur album d'un petit dessin fait rapidement, mais parfois aussi très soigneusement, comme l'a fait Benoît Sokal, créateur du personnahe de l'inspecteur Canardo et auteur de Kraa (un deuxième album encore tout chaud vient de paraître chez Casterman), que j'ai rencontré vendredi en entrevue. Comme l'a aussi fait le dessinateur polonais Kas dans le cadre d'un entretien dans le salon de Lombard, cette fois le samedi, pour le premier de deux titres de La fille de Panane (Le Lombard, collection Signé).

Michel Rabagliati, avec "Paul au parc".
Dans une autre bulle appelée Le Nouveau monde, on retrouve bon nombre de maisons d'édition moins connues et provenant de divers endroits, comme La Pastèque, du Québec, qui édite notamment Michel Rabagliati, auteur de la série Paul. Son plus récent titre, Paul au parc, était incidemment nominé dans la très curieuse catégorie "Sélection Jeunesse". Rabagliati, faut-il le rappeler, a remporté le Prix du public en 2010 à ce même Festival. L'album n'a finalement pas, sans surprise, été primé.



Rencontre avec Fred...

... auteur de la série Philémon.
Aussi, le Festival, ce sont de nombreuses expositions, dont une dédiée à la bande dessinée de Taiwan, une intitulée L'Europe dessine (50 bédéistes de 21 pays de l'Union européenne) et une autre dédiée au génial et poétique Fred, aujourd'hui âgé de 81 ans et visiblement affaibli par la maladie (tous espèrent qu'il pourra compléter le dernier Philémon déjà entammé), à qui j'ai eu le grand plaisir de serrer la main. Un beau moment pour moi dans ce dernier cas, car son personnage Philémon est de l'un de ces ceux que j'ai préféré dans les années 1970, et que j'aime toujours!

Art Spiegelgman (à gauche)
et le ministre Frédéric Mitterand.


Mais, Il y avait aussi ces deux expositions, une proposée par l'Américain Art Spiegelgman, président du jury 2012, et l'autre consacrée à ce même Spiegelgman, que j'ai croisé au Musée de la bande dessinée d'Angoulême. Il était alors en compagnie du ministre de la Culture et de la Communication de la France, Frédéric Mitterand. Un de ces nombreux politiciens, en campagne présidentielle, venus à Angoulême depuis longtemps... D'un pays à l'autre, ça ne change vraiment pas!


Le Québécois d'origine Guy Delisle,
et son Fauve d'or!

Il  y a aussi de nombreuses conférences, comme celle du Québécois d'origine Guy Délisle (très intéressante), aujourd'hui installé en France (cela s'entend à son accent!), et qui était en Compétition officielle pour son ouvrage Chroniques à Jérusalem, publié chez Delcourt. C'est d'ailleurs Delisle qui, dimanche, en fin d'après-midi, a raflé le très prestigieux Fauve d'or du meilleur album de l'année!




À l'arrière, à droite, la rue Hergé.
Bon, je sais que vous n'êtes pas tous des passionnés, comme moi, de bande dessinée. Et je ne veux surtout pas vous embêter avec cela. Mais sachez que, pendant ces quatre jours, j'ai été comme un gamin, heureux de prendre un grand bain dans le merveilleux monde de la BD. Finalement, un fort beau séjour et de belles rencontres (j'y reviendrai!).



Et maintenant en route pour Versailles et Paris!

jeudi 26 janvier 2012

Au pays des bulles!

Bonjour à tous!

C'est depuis Angoulême, en France, que je vous écris pour ce blogue annuel. Cette année, pas de pentes de ski, ni de montagnes à admirer, mais bien un voyage au coeur même de la bande dessinée. Car c'est dans cette ville, située dans le Sud-Ouest de la France, dans le département du Poitou-Charente, que se tient pour une 39e année le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême. Étant moi-même un grand amateur de BD depuis ma toute tendre enfance, il était presque écrit dans le ciel qu'un jour j'allais me retrouver au pays des bulles. C'est fait!





La gare SNCF, à l'aéroport Charles-de-Gaulle, à Paris.

Arrivé à Angoulême mardi en fin d'après-midi, sous la pluie, après un vol d'avion et un voyage en TGV (train à grande vitesse) d'un peu plus de trois heures et 93 euros entre l'aéroport Charles-de-Gaulle et mon lieu de destination, la journée du mercredi 25 janvier, en a été une de répérage. Après une nuit de 12 heures de sommeil, j'étais en grande forme pour marcher et découvrir la ville, et cela même si le ciel était nuageux et l'a été toute la journée durant.






Le 20, rue Montauzier, là où je chambre, côté droit.

Pour cette première portion de mon voyage, je loge chez une résidante d'Angoulême, Bérangère Guérin, qui, pour la première fois, loue des chambres à des festivaliers. Cette année, il semble qu'il manquait beaucoup de chambres pour suffire à la demande et les organisateurs ont logé un appel à la population. Bérangère, une enseignante dans la trentaine, a donc mis deux de ses chambres en location. L'autre est occupée par deux jeunes dessinateurs de Paris, Marie et Pierre, qui viennent de lancer un nouveau fanzine et qui participeront, en tant qu'eexposants, à leur premier Festival. La résidence de Bérangère date de 1930 et a été construite par deux frères architectes qui désiraient vivre côte à côte dans leurs propres appartements!

Vue avant de l'hôtel de ville.
Vue arrière de l'hôtel de ville.
De la résidence de Bérangère au site du Festival, il faut prévoir une bonne vingtainne de minutes de marche. Le site est situé dans la partie haute de la ville, appelé le plateau ou encore la vieille cité, construite à l'intérieur de remparts, un peu comme la ville de Québec. Son hôtel de ville, aménagé en 1858, est l'ancien château des comtes d'Angoulème. Sa construction originale date de la fin du XIIIe siècle.


Quelques murales vues en montant vers la cité.
Même sans la tenue du Festival proprement dit, la vieille ville sent à plein nez la BD. Plusieurs noms de rues portent le nom de bédéistes, comme Hergé et Goscinny, un buste a été érigé en l'honneur du créateur d'Hergé, les boîtes à déposer le courrier affichent de la BS et une vingtaine murs ont été peints en entier ou en partie (dans ce dernier cas, ils sont plus difficiles à repérer). À l'extérieur de la cité, il y a plusieurs murs peints et éléments qui rappelle qu'Angoulême est bel et bien la capitale mondiale de la bande dessinée!





Un mur peint en hommage à Titeuf

Une boîte à déposer le courrier originale!

Cette journée d'avant-veille du Festival en est également une de préparation pour les organisateurs. Et comme le Festival se déroule en différents endroits, même tout près de la résidence de Bérangère, il y donc plusieurs "bulles" à aménager. Aussi, j'ai vu des représentants de maison d'édition, comme Casterman, distribuer aux commerçants, des éléments de publicité à afficher. Il n'y a pas foule encore, mais avec le beau temps prévu ce week-end, cela risque bien de changer!

La mascotte du Festival enquête sur mon cas!
C'est donc aujourd'hui, ce jeudi 26 janvier, dès 10 h, que ça débute vraiment. Et, comme journaliste que je suis, je me suis fait accréditer pour l'évènement. Cela me donnera donc l'occasion de vivre également ce Festival international de la bande dessinée en coulisses.

Bon, faut que j'y aille: les bulles m'attendent! Bonne journée à tous!